30/04/2004

Fait d'hier


 

   Il fouilla les poches sous ses yeux, il y retrouva ses nuits blanches...


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29/04/2004

Bateau Ivre


 

Affrontant la tempête de l'amer, le naufragé de la vie lance une bouteille à la terre


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Chedid père :


 

    "J'préfère mourir en buvant la tasse que de finir à Alcatraz..."

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28/04/2004

Paul's position


     
Il la prit sauvagement sur la commode ; La position ne l'était guère...


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Fatalité


          

Il avait une telle faim de vivre qu'il s'auto digéra...




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27/04/2004

Question de sensibilité


 
      Pour lui, c'était une fois de plus, pour elle, c'était une fois de trop...

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26/04/2004

Enivrez-vous


 

"Il faut être toujours ivre. Tout est là : C'est l'unique question. Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; Enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."  Ch. Baudelaire


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25/04/2004

Evasion

 


 


13:55 Écrit par Amorphe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

-> Dépêche


 

"Les chercheurs du CNRS manifestent pour de meilleures conditions de travail...
Il est pourtant de notoriété publique que là où il y a des gènes, y a pas de plaisir."



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Les aphtes du temps


        

"A tourner sept fois ma langue dans ma bouche, je n'ai pu profiter de la sienne..."


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24/04/2004

Une nouvelle vie commence...

 

"Le meilleur remède pour tous les problèmes, c'est la patience"   Plaute

Samedi, temps gris... Comme le soleil, se battre pour exister...Onze jours d'absence, autant d'abstinence... Il faudrait... Je devrais... A quoi bon ? Le cendrier déborde, ma tête est trop petite...

Ca ira mieux demain... 

Il n'y a pas d'amour heureux

Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force ni sa faiblesse ni son coeur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son boheur il le broie. Sa vie est un étrange et douloureux divorce. Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes qu'on avait habillés pour un autre destin. A quoi peut le servir de se lever matin, eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains. Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes. Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure ; Je te porte dans moi comme un oiseau blessé. Et ceux-là sans savoir nous regardent passer, répétant après moi les mots que j'ai tressés et qui, pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent. Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson. Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson ; Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson ; Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare. Il n'y a pas d'amour heureux.
 
Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur. Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri. Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri ; Et pas plus que toi l'amour de la patrie, Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs. Il n'y a pas d'amour heureux mais c'est notre amour à tous deux.
          Aragon


 

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23/04/2004

Ceux qui vivent


Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C'est le prophète saint prosterné devant l'arche,
C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d'être en ne pensant pas.
Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ;
Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule ;
Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.

Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues !



                                           Victor Hugo, 31 décembre 1844, minuit


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